![]() |
|
![]() Nepenthes Plante à urnes tropicales Il
y a plus de 70 espèces de nepenthes dans le monde. On rencontre
ces plantes particulièrement en Asie, dans des pays comme
la Chine, le Sri Lanka et la Thaïlande. Très souvent leurs pousses produisent de très grandes tiges telles celles d'une vigne. Leurs feuilles apparaissent en alternance et peuvent atteindre une longueur de 8 à 61 cm ( 3" à 24" ). Ces dernières ont généralement une forme ovale. À l'extrémité de chaque feuille se trouve une vrille (une sorte de cordon) qui supporte une urne. Ces vrilles peuvent s'enrouler autour des objets pour apporter un support à l'urne et c'est pourquoi on considère ces plantes comme étant grimpantes. Les urnes peuvent être de formes très différentes mais elles ont généralement l'apparence d'un pot. On distingue chaque espèce par la couleur de son urne, sa grosseur et sa forme exacte. Chacune produit deux sortes de pièges soient les urnes inférieures (niveau bas) et les supérieures (niveau élevé). Lorsqu'un nepenthes est encore jeune et relativement petit, seules les urnes du type inférieur sont produites. Elles sont caractérisées par deux "ailes" descendant le long de la portion avant du piège. Aussi ces urnes sont plutôt dirigées vers le centre de la plante. Au fur et à mesure que la plante grandit apparaîtront les urnes du type supérieur. Celles-ci ne possèdent pas "d'ailes" et ont une apparence beaucoup plus délicate que les inférieures. La vrille est généralement beaucoup plus longue sur ces urnes et elle forme parfois même une boucle entre la feuille et le piège. Les urnes supérieures sont plutôt orientées vers l'extérieur de la plante. En culture, ce sont souvent les urnes inférieures qui prédominent. Chaque hampe florale de nepenthes produit entre 10 et 50 fleurs.
Leur ordre d'ouverture va de la base vers le haut. Différemment
des autres plantes insectivores, les nepenthes sont dioïques,
il y a donc des plants mâles et des plants femelles. Ainsi
le sexe de la plante peut être confirmé seulement
lors de la floraison.
Texte
de Chris Fieger 30/10/00 |